Quelles sont les principales normes de bureaux ?
Choisir un bureau aux normes, c'est prendre en compte son utilisation, l'occupant du poste de travail, mais aussi certaines préconisations formulées par le Code du travail. Pour l'employeur, ces repères touchent directement aux conditions de travail. En effet, votre mobilier de bureau est tenu de s'inscrire dans le respect de certaines normes, notamment sur la qualité environnementale, la robustesse et les propriétés anti-feu.
Normes de qualité et de sécurité du mobilier
La marque NF certifie la qualité et la sécurité des produits. En particulier, la norme NF Sécurité confortique indique les caractéristiques de référence pour les mobiliers de bureau ainsi que le comportement au feu des mobiliers rembourrés. La norme EN 1021-1/2 renvoie aux produits certifiés anti-feu : seul un mobilier professionnel répondant à cette norme peut être intégré à un espace de travail collectif.
Enfin, les normes ISO garantissent une organisation des responsabilités permettant d'assurer une qualité standard à la production. C'est notamment le cas de la norme ISO 9001, qui définit les exigences d'un système de management de la qualité pour maîtriser les processus et améliorer continuellement leur efficacité. Pour les bureaux professionnels, les normes UNE-EN 527-1:2011 et UNE-EN 527-2:2017+A1:2019 figurent aussi parmi les certificats cités pour certains bureaux.
Normes environnementales et environnement de travail
Le label NF Environnement distingue les produits répondant à des critères environnementaux, la norme ISO 14001 concerne le système de management environnemental de l'organisme et la certification FSC s'applique aux matériaux en bois issus de forêts durablement gérées. La différence tient à leur objet : NF Environnement distingue des produits, tandis qu'ISO 14001 encadre le système de management environnemental de l'organisme. La gamme Delta de Mobel Linea, par exemple, est recyclable à 98 % et son bois provient de forêts exploitées durablement.
Mobilier aux normes : siège, bureau et ergonomie du poste
Lorsqu'on travaille en position assise de façon prolongée, adopter une posture saine est primordial pour préserver la santé et la performance. En effet, une posture prolongée et contraignante peut favoriser les troubles musculosquelettiques, notamment les douleurs de dos, et un poste mal aménagé peut aussi provoquer des maux de tête. Au-delà de leur impact sur l'utilisateur, ces troubles réduisent la concentration et donc les performances.
Pour assurer le confort de l'utilisateur et limiter l'apparition des troubles musculosquelettiques, il est important de choisir du mobilier de bureau aux normes, qui répond à la réglementation définie par le Code du travail. Plusieurs exigences imposées par le Code du travail sont reprises dans un document synthétique sous la forme de préconisations à respecter pour choisir un mobilier de bureau aux normes :
Le plan de travail du bureau doit proposer une surface suffisante pour répondre aux utilisations quotidiennes. En particulier, il doit accueillir le matériel informatique et les accessoires de travail (téléphone, dossiers…) tout en offrant une surface de travail propre et dégagée. Généralement, la surface minimale préconisée est de 120 × 80 cm, et vérifier la largeur comme la profondeur du plateau préserve le confort visuel. Ne négligez pas les matériaux et les teintes : les tons clairs, qui renvoient mieux la lumière, sont à privilégier et les surfaces brillantes à éviter.
Pour s'adapter à la morphologie de l'utilisateur et à la nature de ses activités, le bureau est idéalement réglable en hauteur. Bureau-Store.fr recommande une amplitude couvrant les positions assise et debout : pour un usage professionnel de plus de 6 heures par jour, une plage de 65 à 130 cm convient généralement à des personnes mesurant environ 1,55 à 1,95 m. Pour un bureau individuel, le format 160 × 80 cm équilibre surface utile et encombrement, et la distance de 50 à 70 cm entre les yeux et l'écran s'y respecte facilement. Ces repères guident le choix dans un catalogue de bureaux réglables en hauteur.
Le mode de réglage se choisit ensuite selon la fréquence des changements de posture ; Bureau-Store conseille de passer en position debout toutes les 30 à 45 minutes pour interrompre la position assise continue. Le réglage manuel peut être choisi selon la fréquence des changements de posture, comme pour le bureau à réglage manuel. Le réglage électrique change la hauteur sans effort et, sur certains modèles bien conçus, sans bruit : l'Ogi Drive de MDD, réglable de 65 à 130 cm, annonce un niveau sonore inférieur à 48 dB et son piètement électrique supporte une charge maximale de 100 kg. Sur un poste partagé, ou pour alterner souvent entre des positions précises, des mémoires de hauteur facilitent les réglages.
Des préconisations ont également été formulées concernant les chaises de bureau. Les réglages (assise, dossier…) offerts par le modèle de siège sont un critère primordial pour une parfaite adaptation à l'utilisateur. Au-delà de ce critère, il est recommandé d'opter pour un piètement à cinq branches. Pour un confort durable, l'idéal reste d'investir dans un siège ergonomique de bureau.
Comment choisir un siège ergonomique pour un poste de travail aux normes
Conçu pour être adaptable à la morphologie et aux attentes de chaque utilisateur, le siège ergonomique de bureau permet un soutien personnalisé, au service de plus de bien-être et de performances. Ses nombreux réglages permettent d'ajuster la hauteur, le soutien lombaire, l'appui-tête, les accoudoirs…
Pour bien choisir son siège ergonomique, le nombre, l'accessibilité et la précision de ces réglages sont des critères importants. Ils doivent être réalisés de façon personnalisée et dans le respect des recommandations en matière de posture : les pieds bien à plat, les cuisses horizontales, les genoux formant un angle droit ou légèrement obtus. La profondeur et la largeur de l'assise comptent aussi : trop étroite, elle devient inconfortable ; trop large, elle peut nuire à l'alignement.
Le mécanisme fait ensuite la différence selon l'usage : avec un mécanisme synchrone, dossier et assise s'inclinent ensemble, ce qui convient à un usage intensif de plus de 7 heures par jour, tandis que le contact permanent accompagne les postes exigeant une grande mobilité du buste. Pour une utilisation intensive, un siège de bureau ergonomique en résille respirante favorise l'aération du dos et limite la transpiration.
Pour les assises de bureau, des normes s'appliquent également. C'est notamment le cas de la norme européenne EN 1335, dédiée aux chaises ergonomiques : elle définit les exigences mécaniques de sécurité d'utilisation pour les assises de bureau. Pour rappel, ce type de mobilier rembourré doit être certifié anti-feu.
Aménager un espace de travail aux normes : une question de configuration du lieu ?
Les normes du mobilier de bureau doivent être respectées. Toutefois, elles ne sont pas le seul critère pour aménager des bureaux. Pour choisir un bureau aux normes, il est important de prendre en compte le nombre de mètres carrés disponibles, les dimensions de la pièce, la circulation et l'équipement des utilisateurs.
Si respecter les normes est indispensable, certaines recommandations s'entendent selon la configuration des locaux de travail. Lorsqu'on aménage un open-space, la dimension idéale pour un bureau n'est pas la même que pour un espace de travail classique : de 4 à 8 postes, un bureau collectif de type bench réglable densifie l'implantation grâce à ses plateaux partagés. Le bureau d'angle, quant à lui, permet de répartir plusieurs zones de travail sur un même poste.
Au-delà des normes d'aménagement du mobilier, la stabilité compte : des vérins réglables sous les piètements permettent d'ajuster l'appui d'un bureau au sol ; il est recommandé de fixer les meubles hauts au mur et de ne pas surcharger les plateaux. En pratique, une électrification intégrée garde le câblage organisé et accessible. Enfin, évitez de placer le mobilier près d'un radiateur, d'un éclairage chaud ou au soleil prolongé, qui peuvent le décolorer.